Raymond Avrillier a rendu public les résultats de ses recherches sur l'affaire des 264 sondages commandés par la présidence de la république et devenait une matière d'exploitation par le parti du président, lors d'une conférence de presse à Grenoble. Le militant écologiste s'est basé dans ses propos sur le contenu de 134 documents obtenus grâce à une injonction de la justice pour dénoncer les "irrégularités" et "l'ivresse sondagière" du président sortant.

Commandés par l'Élysée donc, 264 sondages couvrant la période de juin 2007 et juillet 2009, ont été réalisés pour la présidence de la République, d'un montant global de 6,35 millions d'euros. Certains résultats de cette vague d'enquêtes ont fait matière d'utilisation par l'UMP dans l'actuelle campagne de la présidentielle de 2012. Notant que le tribunal administratif de Paris avait ordonné le 17 février dernier à la présidence de la République de communiquer à Raymond Avrillier toutes les conventions d'études et les factures des sondages réalisés en faveur de l'Élysée, pour la période indiquée.

L'un des sondages effectués en décembre 2008 interroge les sondés sur cette question : "Pour chacune des personnalités suivantes diriez-vous qu'elle ferait un(e) bon(né) candidat(e) à l'élection présidentielle ?", dans une liste qui porte uniquement les noms des personnalités du Parti socialiste. Ces sondages n'ont jamais été soumis à la loi de la concurrence que régit les marchés publics. La liste des cabinets d'études qui ont bénéficié de ces sondages "indirects" comporte les noms de Publifact, PubliOpinion et Giacometti.