Par contre, il prévoit d'estomper l’immigration économique. Une obligation par la Crise selon lui, qui causerait une diminution de la croissance. A ce sujet, Hollande compte proposer lors du débat annuel au parlement la fixation du nombre des professionnels étrangers souhaités. Le président élu souhaite continuer à accueillir les étudiants étrangers qui auraient atteint les 60.000 en 2011. Hollande compte rester entre l’intervalle de 180.000 et 200.000 entrées d’étrangers par an.

Pour la régulation des sans-papiers, le président PS a affirmé encore à ce jour qu’il ne changera pas son avis sur la non régularisation massive des sans-papiers, mais plus tôt que celle-ci se fera "au cas par cas". Il maintient le chiffre qui est autour de 30.000/an, pour être cette fois-ci précis et clairs dans ses arguments pour soutenir ses idées. Il a évoqué néanmoins certains critères de sélection notamment familiales et professionnelles (la présence obligatoire du demandeur d’immigration de cinq années consécutives sur le territoire français, un travail et/ou une promesse d'embauche…).

Pour l’expulsion des clandestins, d’étrangers en situation irrégulière, ces derniers seront automatiquement reconduits à leur pays d’origine. Et à ce niveau, Hollande n’a pas donné de chiffres clairs à ce sujet. Il rétorque par une alternative aux anciennes pratiques sur la « rétention administrative » des personnes en voie de reconduite pour proposer celle recommandée par la "directive retour" de l'Union européenne. Le président élu s’est montré clair dans son engagement à vouloir supprimer le placement en rétention des enfants qu’il rappelle que la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l'Homme sur cette pratique insensée.

Pour les demandes d’asile, François Hollande veut opter pour six mois la durée d'instruction des demandes d'asile pour reconduire plus vite les refusés, il faut noter qu’en 2001, ils étaient au nombre de 56.300 personnes.

Pour le droit de vote des étrangers, le président PS précise qu'il fait parti des projets phares de sa campagne car il souhaite donner le droit de vote aux élections municipales pour les étrangers ayant résidé plus de cinq ans en territoire français. La réforme est prévue à être mise en application aux élections de 2014.