Budget : Premières escarmouches au sein de l’hémicycle
Par Politic Mag,
jeudi 12 juillet 2012 à 12:20 :: France
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Le bilan budgétaire de l’UMP ouvre les hostilités entre majorité et opposition. Ces dernières se sont écharpées notamment sur la question du bilan de l'UMP en matière budgétaire.
Hier, les députés ont débattu finances, avant l’examen du budget la semaine prochaine. Le gouvernement actuel a profité de ces débats pour mettre à nu la politique budgétaire de l’ancienne majorité au pouvoir, tandis que de l’autre côté, la droite persiste et défend ardemment son bilan, puisque « l’exécution du budget 2011 » a créé quelques escarmouches entre députés des deux ailes. D’emblée, l’actuel ministre de l’économie, Pierre Moscovici a accusé la droite d’avoir légué au nouveau gouvernement une situation désastreuse loin des discours rassurants de l’ancien gouvernement. Une autre manière de dire « Ils n’ont rien foutu » balancé en ce début du mois.
En réponse à Pierre Moscovici, l’ancienne ministre du budget, Valérie Pécresse, actuellement Députée des Yvelines a rétorqué que son gouvernement a fait autant de chose qu’aucun autre qui était aux commandes de l’état et accuse l’actuel premier ministre de préparer une facture cachée selon sa propre expression, et vantant les mérites des prêts à taux négatifs que la France a octroyé durant le mandat de Nicolas Sarkozy. Quant au nouveau président de la commission des finances côté UMP, Gilles Carrez s’est fait huer par la majorité car de son côté, il défendait ardemment le quinquennat de l’ancien président. Il a également taxé la loi de finances qui sera examinée la semaine prochaine de rectificative car elle ne reposera que sur les des hausses d’impôt.
Jérôme Cahuzac soutient le règlement de manière transparente de la « règle d’or »
En citant le rapport de la cour des comptes, le ministre délégué au budget Jérôme Cahuzac, a affirmé que le pays s’est endetté entre 2007 et 2012 et cela indépendamment de la crise économique. Ceci a fait revoir les prévisions du gouvernement à la baisse et la redirection vers plus de rigueur, tandis que l’objectif reste le même et consiste à rééquilibrer les comptes publics et rendre la justice au cœur du système fiscal. Dans tous les cas, l’objectif des 4,5% pour 2012 devrait être revu à la baisse, comme rapporté par Gilles Carrez. Ce dernier cité par Cahuzac soutient que que 2012 et 2013 seront des années charnières pour les finances publiques et son interpellation quant à la « Règle d’or » qui devrait faire revenir l’équilibre dans les finances de l’état, chose qui a fait réagir l’assemblée qui a hué le ministre. Ce dernier s'est posé la question si la « règle d’or » sera soumise à l'adoption par le parlement après des mois de débats et de double discours, mais il a assuré que cette question sera réglée de manière transparente.
Quant aux joutes entre parlementaires, le baroud d’honneur a été ouvert par Jérôme Chartier de l’UMP qui est monté au front contre les premières décisions du nouveau gouvernement quant à l’aide médicale d’état en assumant que les français payent les pots cassés tandis que les clandestins en profitent. Quand à Charles de Courson de l’UDI, il a plaidé comme d’habitude à une réduction des dépenses. Enfin, Christian Eckert du PS, en tant que rapporteur général du budget, décrit dans son rapport que le rythme des dépenses publiques tournera autour de 0,8% et ce en prenant compte de la révision à la baisse du taux de croissance entre 2012-2015.
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